… recevoir des informations, de la force, de l’amour, de la puissance, de l’inspiration et de bons conseils des dimensions supernaturelles venant de Dieu. Cela nécessite l’ouverture du canal. Du point de vue psycho-énergétique, l’ouverture du canal central en combinaison avec l’alignement complet du hara sont deux techniques puissantes pour développer le canal de guidance. Mais ouvrir notre canal avec Dieu est bien plus que cela. C’est un effort immense qui demande des années de pratique spirituelle.
Etapes pratiques :
- Honorer et adorer Dieu
- Se présenter devant Dieu
- Demander
- Écouter
- Entendre
- Comprendre
- Agir en accord avec la guidance
Honorer Dieu
Apprendre à connaître Dieu le plus possible, et progressivement de mieux en mieux, louer Dieu pour qui Il est, rendre grâce à Dieu pour tout ce qu’Il fait et donne. Par exemple : Louange à Dieu! Oui, gloire à l’Eternel, notre Père, Qui donne aux saints victoire et paix sur toute la terre!
Se présenter
Comme dans tout dialogue normal, on établit un contact d’abord et ensuite on parle. « Me voici ». Me présenter au Seigneur avec tout ce que je suis, tout ce que je vis : projets, joies, déceptions, révolte, mauvaise ou bonne humeur. Offrir tout cela au Seigneur qui est là, présent, dans une attitude intérieure de disponibilité.
Demander
Pour tout : désirs, besoins, souhaits, aspirations, solutions, soulagement, … Amener chaque aspect de ma personne, de ma vie, de mon monde, … dans la lumière de la Conscience Supérieure, de la Puissance et de la Sagesse.
Ecouter
Être ouvert pour entendre, voir, sentir et observer les réponses de la Conscience Supérieure dans les pensées, les visions, les sons, les émotions, les synchronicités, les intuitions, la conscience, l’appel, etc.
Entendre
Cultiver l’aptitude à recevoir honnêtement.
Discerner les véritables conseils des confirmations de souhaits.
En bref : entendre la vraie réponse, et pas seulement ce que nous voulons entendre.
Comprendre
Mobiliser nos efforts pour la véritable compréhension de la guidance réelle. Parfois, il faut apprendre, demander conseil à des amis ou à des professionnels de confiance, se faire aider dans l’interprétation, … Parfois, demander des informations, des conseils ou des explications supplémentaires à la Source (retour à l’étape 1).
Agir en accord avec la guidance
Ne pas rester dans la posture du « méditant assis qui a compris », mais appliquer les conseils dans la vie quotidienne aussi rigoureusement que possible en termes de contenu, de durée, de motivation, d’intensité, de contexte, etc. Et ce, même si on n’a pas encore compris les raisons de la guidance parce que, parfois, elles se clarifient après l’action et ses conséquences, et parfois même jamais.
Rejeter la guidance est le moyen le plus rapide d’assécher le puits de conseils (grâce).
Par contre, lorsque suivre la guidance devient une discipline, elle peut devenir une habitude. L’habitude peut devenir un mode de vie. Le mode de vie peut devenir un trait de caractère. Un trait de caractère peut devenir une identité.
À ce moment-là, vivre dans la grâce est devenu la réalité la plus sûre et la plus indestructible de la vie. Et nous pouvons devenir une inspiration pour les autres sur ce chemin.
La pratique de la Présence Intégrale est un chemin de complétude :
- 1/4 : L’éveil de la conscience éclairée à Dieu ne constitue qu’un quart du chemin.
- 2/4 : La capacité à rester en contact avec le Seigneur nous fait parcourir la moitié du chemin.
- 3/4 : Lorsque nous avons réussi à prendre l’habitude permanente d’obéir à Sa guidance, nous avons accompli les trois quarts du chemin de la PI.
- 4/4 : Lorsque cette habitude est devenue notre façon la plus naturelle et spontanée de vivre et d’être, nous ne sommes jamais séparés de Notre Seigneur. Nous vivons alors dans la Grâce. C’est l’aboutissement du chemin de la Présence Intégrale.
La juste attitude
« Parle, Seigneur, ton serviteur écoute »
Eli apprend à Samuel la juste attitude vis à vis de la possibilité de guidance dans le premier livre de Samuel 3,1-10.19.
En ces jours-là, le jeune Samuel assurait le service du Seigneur en présence du prêtre Élie. La parole du Seigneur était rare en ces jours-là, et la vision, peu répandue. Un jour, Élie était couché à sa place habituelle – sa vue avait baissé et il ne pouvait plus bien voir. La lampe de Dieu n’était pas encore éteinte. Samuel était couché dans le temple du Seigneur, où se trouvait l’arche de Dieu. Le Seigneur appela Samuel, qui répondit : « Me voici ! » Il courut vers le prêtre Élie, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Élie répondit : « Je n’ai pas appelé. Retourne te coucher. » L’enfant alla se coucher.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Et Samuel se leva. Il alla auprès d’Élie, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Élie répondit : « Je n’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. » Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée.
De nouveau, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d’Élie, et il dit : « Tu m’as appelé, me voici. » Alors Élie comprit que c’était le Seigneur qui appelait l’enfant, et il lui dit : « Va te recoucher, et s’il t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.” » Samuel alla se recoucher à sa place habituelle. Le Seigneur vint, il se tenait là et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. »
Samuel grandit. Le Seigneur était avec lui, et il ne laissa aucune de ses paroles sans effet.
Dimanche 1er mars 2026.
Bonjour chers frères et sœurs pèlerins,
La lecture d'aujourd'hui est l'un des passages les plus importants et fondateurs de toute la Bible hébraïque. Elle marque le début de l'histoire patriarcale et établit ainsi un lien entre l'histoire primitive (Genèse 1-11) et le chemin concret que Dieu prendra avec l'humanité.
Abram (plus tard Abraham) vit à Haran, avec son père Térah et son neveu Lot. Dieu appelle Abram à entreprendre un voyage, sans préciser la destination. Ceci est caractéristique de la guidance divine, qui se contente généralement d'indiquer le pas suivant. Et lorsque nous le faisons, nous entendons à nouveau immédiatement quel est le prochain. Chaque étape est suffisante en elle-même et mérite toute notre attention et notre dévouement. Nous ne pouvons pas encore franchir l'étape suivante, et encore moins les ultérieures. S'attarder sur les étapes que nous ne pouvons pas franchir est un pur investissement dans l'impuissance, donc inutile et un gaspillage. En se concentrant sur la prochaine étape, la guidance divine est la plus logique, productive et profitable.
Dans l’histoire d’Abram, nous retrouvons quatre aspects fondamentaux :
- l’appel,
- les promesses,
- les bénédictions, et
- l’obéissance.
1) Verset 1 : L’appel (« Va vers le pays que je te montrerai ») : Dieu appelle Abram à une obéissance radicale, sans préciser la destination. C’est un appel à faire confiance à la guidance divine, à oser l’inconnu (quitter le pays, la famille, la maison paternelle). Cela reflète non seulement une rupture avec l’idolâtrie d’Ur et de Haran, mais une rupture radicale avec le passé.
- Identité : Abram doit renoncer à toute son identité, liée à son pays, sa famille et ses ancêtres. Sa nouvelle identité reposera entièrement sur sa relation avec Dieu.
- Foi : La destination est inconnue (« vers le pays que je te montrerai »). Abram ne reçoit aucun mode d’emploi, aucune carte, aucune garantie autre que les promesses de Dieu. Cela exige une foi et une confiance absolues en la guidance divine. C’est un test d’obéissance qui donnera le ton pour le reste de sa vie.
- Miroir : Combien de fois n’exigeons-nous pas de voir le chemin dans son intégralité avant d’agir ? Combien de fois ne demandons-nous pas des preuves et des signes excessifs avant de faire confiance à Dieu ? Combien de fois ne demandons-nous pas une récompense pour nos efforts, alors que Dieu nous a déjà donné tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons ? Combien de fois ne nous accrochons-nous pas à ce qui nous est familier et (apparemment) sûr alors que Dieu nous invite à explorer de nouveaux horizons ? Combien de fois ne faisons-nous pas preuve d’une grande imagination pour trouver des excuses lorsque Dieu nous demande quelque chose d’inhabituel ou de difficile ?
2) Versets 2-3a : Les promesses : La promesse de Dieu est l’une des plus riches de la Bible, avec ses trois composantes : (1) faire de lui une grande nation, (2) le bénir et le magnifier abondamment au point qu’il devienne lui-même une bénédiction, (3) une bénédiction universelle via sa descendance (« en toi seront bénies toutes les familles de la terre »). Ces promesses forment le fondement de l’alliance abrahamique et annoncent son accomplissement en Christ.
- Descendance : « Je ferai de toi une grande nation.» Pour un homme sans enfant et dont la femme était âgée (Saraï), ceci était une promesse incroyable. Elle parle d’avenir, d’héritage et de continuité.
- Bien-être et statut : « Je te bénirai et je rendrai grand ton nom.» Cela fait référence à la prospérité matérielle, mais aussi à la renommée et à un nom qui restera dans les mémoires. Nous entendons ici, bien sûr, la « renommée » comme reflet de la sainteté de Dieu, comme expliqué dans la PdJ d’hier.
3) Verset 3b : La bénédiction : Sois une bénédiction pour les autres… « En toi seront bénies toutes les familles de la terre.» C’est là le passage le plus révolutionnaire. Le plan de Dieu pour Abram n’est pas exclusif, mais inclusif. Par Abram, la bénédiction qu’il reçoit se répandra sur le monde entier.
- La bénédiction est missionnaire : La bénédiction de Dieu n’est jamais faite pour être thésaurisée, mais pour être transmise.
- La bénédiction universelle : On y voit souvent, dans le christianisme, une prophétie de Jésus-Christ, descendant d’Abraham par qui toutes les nations sont sauvées (Galates 3.8, 16). Paul cite ce passage pour montrer que la Loi n’annule pas la promesse, mais la confirme ; le Christ est la « semence » qui bénit toutes les nations. Cela démontre que la foi a toujours été le chemin vers la bénédiction, même avant la Loi. Abram (la foi) est venu avant Moïse (la Loi).
4) Verset 4a : Obéissance : « Abram s’en alla.» La réaction d’Abram est remarquablement brève et directe. Il n’est fait mention d’aucun doute, d’aucune hésitation, ni d’aucune négociation (contrairement à plus loin dans le récit, lorsqu’il hésite au sujet de l’Égypte). Abram agit immédiatement, à l’âge de 75 ans, ensemble avec Lot. Dieu intervient pourtant au moment où les gens pensent généralement qu’il est « trop tard ». Cela souligne sa foi, un exemple pour les croyants.
- La foi en action (v. 4a) → Seulement 5 mots en hébreu : וַיֵּלֶךְ אַבְרָם כַּאֲשֶׁר דִּבֶּר אֵלָיו יְהוָה → « Abram s’en alla, comme l’Éternel le lui avait dit.» Cette phrase, d’une concision extrême, n’en est que plus puissante. Son « oui » sans détails est emblématique du cheminement du disciple chrétien : « Allez ! » fait écho à l’appel de Jésus aux apôtres (Mt 4,19).
- Comparons maintenant ces paroles avec l’image du miroir mentionnée plus haut :
- Au lieu d’émettre des exigences ➡️ Seigneur, je pars, comme tu me l’as dit.
- Au lieu de demander des garanties ➡️ Seigneur, je pars, comme tu l’as dit.
- Au lieu de chercher des preuves ➡️ Seigneur, je pars, comme tu l’as dit.
- Au lieu de négocier des récompenses ➡️ Seigneur, je pars, comme tu l’as dit.
- Au lieu de m’accrocher ➡️ Seigneur, je pars, comme tu l’as dit
- Au lieu de chercher des excuses ➡️ Seigneur, je pars, comme tu l’as dit.
Cette vidéo, avec des images générées par IA, illustre de façon ludique l’histoire de l’appel d’Abram. https://www.youtube.com/watch?v=VRSg1XZr3uo
Pour les lecteurs de ce passage, juifs et chrétiens, il s’agit d’un fondement de leur foi. C’est l’histoire de la manière dont Dieu entre en relation avec les humains et leur confie un rôle dans son grand plan de rédemption et de bénédiction pour toute la création. C’est le début d’une aventure qui se poursuit tout au long de la Bible.
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Lecture du livre de la Genèse
GGn 12, 1-4a)
En ces jours-là,
le Seigneur dit à Abram :
« Quitte ton pays,
ta parenté et la maison de ton père,
et va vers le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation,
je te bénirai,
je rendrai grand ton nom,
et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront ;
celui qui te maudira, je le réprouverai.
En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit,
et Loth s’en alla avec lui.
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Seigneur Dieu
Tu nous appelles à sortir du familier pour nous mener au salut,
tout comme Abram.
Donne-nous le courage d’avancer sans connaître toutes les réponses.
Aide-nous à nous libérer de ce qui nous retient : nos certitudes, notre confort, le passé.
Fais de nous une bénédiction de Ta part pour les autres.
Apprends-nous à répondre : « Seigneur, j’y vais, comme tu l’as dit. »
Guide-nous pas à pas dans Ta lumière et Ta fidélité.
Amen.
