Sacrosanctum Concilium

(chapitre VI sur la musique sacrée)

Ici quelques points essentiels du chapitre VI (Musique sacrée) de Sacrosanctum Concilium :

  • La musique sacrée est un trésor inestimable de l’Église. Elle occupe une place unique parmi tous les arts car, unie au texte liturgique, elle constitue une partie essentielle de la liturgie solennelle.
  • La valeur de la musique liturgique dépend de son lien avec la liturgie. Elle est d’autant plus sacrée qu’elle approfondit la prière, renforce l’unité des fidèles et confère davantage de splendeur aux rites sacrés.
  • La liturgie atteint toute sa beauté lorsqu’elle est chantée. Une célébration chantée, avec la participation des ministres ordonnés et la participation active des fidèles, confère au culte un caractère plus noble et plus riche.
  • L’Église souhaite à la fois préserver le patrimoine musical et favoriser la participation active. Il faut soutenir les chœurs, mais, parallèlement, l’ensemble de la communauté des fidèles doit pouvoir participer effectivement à la liturgie chantée.
  • La formation est essentielle. Les prêtres, les religieux, les musiciens d’église, les compositeurs, les chanteurs et les chefs de chœur doivent recevoir une solide formation musicale et liturgique afin de garantir la qualité de la musique d’église.
  • Le chant grégorien occupe une place privilégiée, sans pour autant exclure d’autres styles. Le chant grégorien est le chant propre à la liturgie romaine et mérite la priorité, mais la polyphonie et d’autres formes de musique sacrée sont également les bienvenues lorsqu’elles répondent à l’esprit de la liturgie.
  • L’Église est ouverte à la diversité culturelle. Les traditions musicales locales, notamment dans les régions de mission, peuvent être intégrées à la liturgie, à condition qu’elles soient compatibles avec le culte sacré et qu’elles respectent la nature propre de la liturgie.
  • Les compositeurs ont une vocation spirituelle. Ils sont invités à composer de nouvelles œuvres de musique sacrée qui soient d’une grande qualité artistique, adaptées à la liturgie, théologiquement pures et accessibles tant aux chœurs qu’à l’ensemble de la communauté des fidèles. Les textes chantés doivent surtout être tirés de l’Écriture et de la liturgie.

Ces points montrent que le Concile recherche un équilibre entre tradition et renouveauqualité artistique et participation du peuple, et normes universelles et diversité culturelle. Le critère ultime reste toujours le même : la musique doit promouvoir la gloire de Dieu et contribuer à la sanctification des fidèles.